Le photovoltaïque est un marché en pleine croissance, mais c’est aussi l’un des plus surveillés par les assureurs. Poser des panneaux solaires n’est pas qu’un travail d’électricien : dès que l’installation touche à la toiture, elle engage l’étanchéité et la structure du bâtiment, donc la décennale. Voici ce que tout installateur doit comprendre avant de se lancer, pour être correctement couvert et ne pas se voir refuser la garantie.
La pose de panneaux photovoltaïques relève de la décennale dès qu'elle touche à l'étanchéité ou à la structure. La pose intégrée au bâti (panneaux remplaçant la couverture) est la plus risquée et la plus encadrée ; la pose surimposée reste concernée dès que la fixation traverse l'étanchéité. Le marché ayant été sinistré, les assureurs exigent souvent des qualifications (QualiPV, RGE), excluent certaines techniques ou surprime. L'activité doit être expressément déclarée.
Pourquoi le photovoltaïque relève de la décennale
Installer des panneaux solaires combine plusieurs métiers : électricité, mais aussi couverture et étanchéité. Or c’est ce dernier point qui déclenche la décennale.
Dès que l’installation affecte le clos et le couvert du bâtiment, elle peut compromettre l’étanchéité de la toiture ou la solidité de l’ouvrage. Une infiltration provoquée par une pose défectueuse, un défaut d’étanchéité autour des panneaux, un problème de fixation qui fragilise la charpente : ce sont des dommages relevant typiquement de la garantie décennale.
La partie purement électrique (onduleur, câblage, raccordement) relève, elle, davantage des garanties de bon fonctionnement et de la garantie fabricant du matériel. Mais la pose sur le bâti reste bien du ressort de la décennale.
Intégré ou surimposé : une distinction déterminante
Les assureurs raisonnent d’abord sur la technique de pose, car elle change tout le niveau de risque.
La pose intégrée au bâti (IAB)
Les panneaux remplacent la couverture et assurent eux-mêmes l’étanchéité de la toiture. C’est la configuration la plus risquée : le moindre défaut de pose se traduit par une infiltration. La décennale y est plus stricte, plus chère, et certains assureurs refusent purement l’intégré.
La pose surimposée
Les panneaux sont fixés au-dessus de la couverture existante, qui continue d’assurer l’étanchéité. Le risque est moindre, mais il existe dès que les fixations traversent la toiture. C’est aujourd’hui la technique la plus courante et la mieux acceptée par les assureurs.
Déclarer précisément votre technique de pose est indispensable : une garantie souscrite pour du surimposé ne couvre pas de l’intégré.
Un marché sous surveillance des assureurs
Le photovoltaïque a connu une sinistralité élevée : infiltrations, défauts d’étanchéité, et sur certaines installations mal conçues, des risques d’échauffement et d’incendie. Cette histoire a rendu les assureurs prudents.
Conséquences concrètes pour l’installateur :
- des qualifications exigées (voir plus bas) ;
- des exclusions possibles sur certaines techniques ou certains matériels ;
- des surprimes par rapport à un métier de couverture classique ;
- parfois un refus pour les profils sans expérience ni qualification.
Un couvreur ou un électricien qui ajoute la pose de panneaux solaires à son activité sans la déclarer à son assureur n'est pas couvert pour cette prestation. En cas d'infiltration ou de sinistre sur une installation photovoltaïque non déclarée, la garantie ne joue pas, et l'installateur répond sur son patrimoine. La déclaration précise de l'activité solaire est impérative.
Les qualifications qui débloquent (et font baisser) la garantie
Pour accepter le risque photovoltaïque à des conditions raisonnables, les assureurs s’appuient sur des repères de compétence :
- la qualification QualiPV, spécifique à l’installation photovoltaïque ;
- le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), souvent exigé aussi par les clients pour les aides ;
- une expérience démontrée en couverture, étanchéité et électricité.
Ces qualifications ne sont pas qu’un argument commercial : elles facilitent l’acceptation du risque par l’assureur et font baisser la prime. Les mettre en avant dès la souscription est le meilleur levier pour un installateur solaire.
Si vous développez une activité photovoltaïque, présentez à l'assureur un dossier complet : QualiPV, RGE, technique de pose (surimposé de préférence pour démarrer), fournisseurs de matériel et références de chantiers. Un dossier solide transforme un risque "difficile à placer" en risque accepté au bon tarif. C'est là qu'un courtier spécialisé BTP fait la différence.
En résumé
Le photovoltaïque est assurable, à condition de le prendre au sérieux :
- la pose relève de la décennale dès qu’elle touche l’étanchéité ou la structure ;
- intégré au bâti = risque maximal et garantie stricte ; surimposé = mieux accepté ;
- le marché étant sinistré, les assureurs exigent qualifications et déclarations précises ;
- QualiPV et RGE facilitent l’acceptation et réduisent la prime ;
- une activité solaire non déclarée n’est jamais couverte.
Le photovoltaïque fait partie des risques que peu d'assureurs acceptent facilement. Atmo Assurances sait présenter votre dossier aux assureurs spécialisés BTP qui couvrent le solaire, en valorisant vos qualifications pour obtenir la garantie au bon prix. Voir notre offre décennale ou obtenir votre devis décennale.









